19 juillet 2008
16ème Rencontres des Ecrivains et Conteurs Cévenols
C'est à l'initiative de l'Association Serres et Valats du Pompidou, Corniche des Cévennes en Lozère, que se sont déroulées ces journées début juillet.
Au programme
- Les Chemins littéraires : rencontre avec des hommes de lettres, de plumes et d'images.
- Les mots dits... - Conférenciers et poètes
- Les artistes en Cévennes : Ecriture, expositions, peintures, photos, créations d'Art
C'est dans le cadre de créations d'art que l'Association France Boutis a été invitée et que quelques oeuvres d'adhérentes à France Boutis ont pu faire l'admiration d'un nombreux public.
Le boutis une écriture indélébile..., une histoire d'un moment de vie familiale...
Pour parfaire le thème de ces journées, je me suis amusée à créer un portrait ... Celui de Mistral, haut personnage de Provence qui s'émerveilla sur l'art du Boutis - (pour agrandir l'image, il suffit d'un petit clic sur le portrait)...
21 novembre 2007
LES BRODEUSES AU FIL D'OR
Nîmes, ville d'art et de tradition
une rencontre avec les Brodeuses au Fil d'Or.
La Sasteria Fermin qui fabrique et brode des costumes de Lumières, à Madrid et la Maison des grenadières qui réalise les costumes d'apparat de la gendarmerie et police natioanles, de la garde républicaine et de la haute couture seront présents aux rencontres ateliers d'arts appliqués qu'organise le Musée du Vieux Nîmes .
Une rencontre exceptionnelle tant leur talent est reconnu.
La Sasteria de toreros Fermin est à l'origine d'idées nouvelles dans un domaine où le beau est au coeur de l'arène. On lui doit des vestes très courtes et des motifs de broderie originaux inspirés de la culture Maya ou de la Grèce Antique comme les palmes ou les pignes de pin.
La Maison des Grenadières perpétue une ancienne tradition au fil d'or, détenue par des habitantes du canton de Noiretable, dans la Loire. Elles tiennent leur surnom des grenades, emblèmes de la gendarmerie.
Des ateliers exceptionnels... Une rencontre en Or... Jeudi 29 et Vendredi 30 Novembre.
11 juin 2007
Salut Madame l'Artiste...
En photo, une partie du premier boutis d'Andrée Gaussen qui selon Martine Nougarède, Conservateur du Musée du Vieux Nîmes, est devenue la référence Régionale pour l'apprentissage du Boutis car, pédagogue de métier, elle a su provoquer l'expression personnelle de chaque débutant, c'est-à-dire transmettre ce savoir faire rigoureux en laissant une large place à la créativité.
Même, si elle s'est retirée de la vie publique, aujourd'hui encore, Andrée Gaussen répond avec simplicité aux questions des débutantes. Elle travaille autour de nouveaux projets. C'est une femme exceptionnelle, qui partage son savoir, son expérience, sans contrepartie... Salut Madame l'artiste...
Annie Noual, animatrice boutis.
25 mai 2007
NOTRE AMIE LA DENTELLIERE
Sophie aime le boutis mais sa véritable passion est la dentelle.
Loisirs en Garrigue étant une association où chacune peut faire "partage de son savoir", lorsque sophie nous a rejoint , elle s'est trés vite proposée pour être animatrice d'un atelier dentelle. Depuis ce temps, certains ouvrages en boutis sont ornés de dentelle.
Aujourd'hui notre dentellière à Loisirs en Garrigue, nous parle de sa passion.
"La dentelle est une technique qui répond à une définition précise : elle est exécutée sur un support et une fois réalisée, complètement détachée de son support. Cette définition inclut la dentelle à l'aiguille ou aux fuseaux, à l'exclusion de tout autre procédé.
"On ne peut donc la confondre avec le filet ou le tulle brodés, le crochet, le macramé, la frivolité, le tricot, ni avec tout autre tissu présentant les ajourages plus ou moins grands, car ce n'est ni la légèreté, ni le degré de transparence qui caractérisent la dentelle, mais uniquement les moyens mis en oeuvre pour sa fabrication.
"La dentelle n'apparaît que vers le milieu du XVIème siècle et dans le monde occidental.
"La dentelle à l'aiguille dérive de la broderie qui enrichissait la toile, mais ne lui donnait aucune légèreté, or, le goût dans les objets de lingerie, s'orientaient vers des effets de transparence.
"On s'ingénia donc à ajourer le tissu. Mais l'ajourage de ces dentelures s'avéraient impossible à pratiquer, car le tissu n'eut pas résisté au retrait à peu prés total des fils dans les deux sens. Pour servir d'appui à un travail dessinant des dentelures, on eut l'ingénieuse idée de créer un bâti indépendant fait de fils couchés sur un parchemin. Après avoir exécuté les enjolivements nécessaires à l'aiguille, l'ouvrage étant terminé, on le libérait de son support provisoire. C'est la plus ancienne forme de la dentelle à l'aiguille qui se distingue du point coupé par son indépendance absolue à l'égard de tout tissu de base. En effet, c'est la transformation radicale de la technique bien plus que leur aspect extérieur qui différencie le point coupé de la véritable dentelle à l'aiguille.
"La dentelle aux fuseaux dérive de la passementerie.
"Les chemises étaient coulissées à l'encolure, un galon de passementerie de métal ou de soie maintenant les fronces. On les remplaça rapidement par une passementerie de lin que l'on décousait et recousait plus facilement lors d'une lessive. Ils ont d'abord eu l'aspect de galons étroits, puis la mode étant aux dentelures destinées à garnir les fraises de plus en plus volumineuses de la fin du XVIème siècle et du début du XVIIème siècle, on les hérissa de pointes aiguës.
"Ces "passements dentelés" présentent une combinaison ininterrompue de tresses et de fils tordus deux à deux qui se croisent, se divisent et s'associent pour former un mince et souvent trés élégant dessin géométrique.
"En ce raffinant, en se compliquant, les passements de lin qui s'éxécutaient d'abord par les lingères, exigèrent une main-d'oeuvre spécialisée, de plus en plus experte, si bien qu'il n'est pas exagéré de dire que la dentellière est née de la pratique du métier. Après avoir été, pendant un temps relativement long, appelé "passement" et "passement à dentelles" en raison de son aspect particulier, le travail sorti de ses mains prit le nom de "dentelle", terme qui ne se généralisa que lorsque la "dentelle" se fit à bord droit. Ce terme devrait uniquement désigner les ouvrages aux fuseaux, mais actuellement, il couvre toute la production dentellière quelqu'en soit le procédé de fabrication. Quant au mot "point", il devrait logiquement s'appliquer au seul travaux à l'aiguille puisqu'il implique l'idée de piqûre et demeure, de ce fait, plus conforme à la technique."


